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Le défi de la propreté à Riantec
Quelques réflexions sur la commune de Riantec à l'aube des municipales de 2026.
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Le défi de la propreté à Riantec

Vivre près de l’océan, c’est vivre avec le vent. Mais ce vent est aussi un révélateur impitoyable de nos négligences.

Le concert des canettes

Lors de la dernière tempête, nos rues ont pris des airs de western. Sauf qu’en lieu et place des emblématiques buissons roulants de l’Ouest américain, ce sont des canettes et des emballages plastiques qui ont traversé nos rues à toute allure. Le bruit était saisissant : un véritable « concert » de métal et de plastique s’entrechoquant au rythme des rafales.

Le lendemain, les agents étaient à pied d’œuvre, courageux, pour ramasser ce qu’ils pouvaient. Mais la tâche est titanesque, presque impossible. Des semaines plus tard, les rues et les buissons autour de la petite mer sont encore parsemés de débris. Pour la faune et la flore, ce n’est pas qu’une pollution visuelle, c’est une menace vitale. Un plastique ne disparaît pas, il s’émiette et empoisonne la chaîne alimentaire pour des siècles.

Dompter nos déchets : des solutions concrètes

Le vent n’est pas un fait nouveau en Bretagne, et des solutions existent :

Le kit « accroche-tempête » : Fourni par l’agglomération et disponible en mairie, c’est le premier rempart pour éviter que les bacs ne s’ouvrent et ne libèrent leur contenu au moindre coup de vent.

Repenser le stockage : C’est sans doute le point le plus complexe. Trop de poubelles « habitent » nos rues à l’année.

L’exemple vient de la mairie

L’exemple le plus flagrant se situe paradoxalement au cœur de notre gestion communale : les poubelles de la mairie, bien en évidence dès l’entrée du bourg. Lors de la construction de l’extension, un superbe local à vélos a été créé, mais la réflexion n’a pas été poussée jusqu’aux déchets. Résultat ? Une rangée de bacs qui défigure l’accueil de notre cité.

L’exemple du hameau de Petit Branroch est, à cet égard, particulièrement révélateur.

Décrit par l’une de ses habitantes comme un véritable « petit paradis », son entrée est pourtant défigurée par une énième rangée de bacs.

Ce cas est paradoxal :

il montre une voie possible grâce à l’utilisation de poubelles collectives sécurisées, une solution qui mériterait d’être étudiée pour les quartiers denses du bourg où l’espace privé manque pour remiser les bacs individuels.

Mais il illustre aussi, une fois de plus, le manque de considération pour l’esthétique de notre cadre de vie. L’aménagement actuel, en plus d’être disgracieux, s’avère peu fonctionnel : l’arrêt des véhicules y est difficile et entrave la circulation. Enfin, la présence de deux bacs non sécurisés au milieu des autres crée un appel d’air pour les dépôts sauvages, transformant ce point de collecte en une zone de négligence aux portes d’un hameau à l’atmosphère unique, avec ses quatre impasses parallèles aux noms gazouillants.

D’autres secteurs de Riantec mériteraient une attention particulière, comme l’entrée de Kerostin ou l’impasse de Poulfanc, où un habitant m’a d’ailleurs suggéré, via le formulaire de contact de ce site, l’installation de poubelles collectives.

Il est désormais temps d’étudier de véritables solutions architecturales et collectives :

  • La création d’abris esthétiques et intégrés, capables de protéger efficacement les bacs des assauts du vent.
  • Une réflexion sur des points de collecte collectifs et sécurisés, ainsi que des poubelles de tri près des airs de picnic pour éviter les dépôts sauvages.

Échangeons avec d’autres communes afin de s’inspirer des meilleures pratiques et d’aborder enfin ces problèmes qui réglés feraient une grande différence.

Riantec mérite mieux que des rangées de plastique inesthétiques sur ses trottoirs. Redonnons à nos rues leur élégance et à la Petite Mer la propreté qu’elle demande