Les Finances de Riantec expliquées
On entend encore dire, au détour d’une conversation que « Riantec est trop endettée » ou qu’on « ne peut rien faire”
Nous allons vous montrer pourquoi l’idée d’une ville « bloquée » est un mythe et qu’en réalité Riantec a un moteur financier bien plus puissant qu’on ne l’imagine.
L’étude des comptes de la ville nous montre également où se situe notre véritable point faible, celui qui nous freine.
Briser le mythe du surendettement
Nous avons encore une dette conséquente. En 2024, la dette s’élevait à 6,6M d’euros. Si l’on s’arrête à ce chiffre, on pourrait croire que nous sommes surendettés. Mais ce qu’il convient de regarder, c’est notre capacité de désendettement.
La capacité de désendettement, c’est un peu le thermomètre de la santé d’une ville. Concrètement, c’est le nombre d’années qu’il nous faudrait pour rembourser toute notre dette si nous y consacrions la totalité de notre épargne annuelle. Plus ce chiffre est petit, plus la ville est solide.
A Riantec elle est de 3,47 ans. C’est un bon niveau. Le seuil de vigilance est à 10-12 ans. C’est un excellent résultat. Pour vous donner une idée, à Port-Louis, ce ratio monte à plus de 9 ans.
Depuis 2019, l’encours de la dette a baissé de 28,7% (passant de 9,26 M€ à 6,60 M€)
Notre force : Une gestion qui dégage des marges
Ce désendettement il se comprend en regardant un autre chiffre : l’épargne brute.
L’épargne brute. C’est ce qui reste dans la caisse de la mairie une fois qu’on a payé toutes les factures courantes (chauffage, salaires, entretien). C’est notre véritable pouvoir d’achat pour investir dans la ville sans avoir à demander un crédit à la banque.
La municipalité actuelle a réussi à faire croître les recettes (+22%) bien plus vite que les dépenses (+8%). C’est le coté positif de ces constructions à marche forcée, cela fait rentrer de l’argent dans les caisses.
Cet accroissement des recettes a permis de doubler notre épargne nette qui atteint 1,32 M€ en 2024.
C’est ici que Riantec brille vraiment. Notre taux d’épargne est de 27%. C’est une très bonne performance : nos voisins de Locmiquélic ou Port-Louis tournent autour de 12 ou 13%. Cela signifie que pour chaque euro qui rentre dans les caisses, Riantec met de côté deux fois plus d’argent que ses voisins pour préparer l’avenir. C’est notre véritable moteur financier.
C’est de l’argent disponible chaque année pour investir dans nos projets, sans même avoir besoin d’emprunter.
Comparaison avec nos voisins
| Indicateur (2024) | Riantec | Port-Louis | Locmiquélic | Plouhinec |
| Capacité de désendettement | 3,47 ans | 9,13 ans | 5,49 ans | 1,25 an |
| Dette par habitant | €1 116 | €1 532 | €666 | €412 |
| Taux d’épargne brute | 27,2% | 12,2% | 13,4% | 23,2% |
Levier d’amélioration : La bataille des subventions
Si nos finances sont saines, nous devons être plus systématiques dans la recherche d’aides extérieures.
Sur certains projets récents, comme la salle multisports, le taux de subvention n’a été que de 9%. Même si nous n’en connaissons pas les raisons, ce taux parait très faible.
Nous devons viser systématiquement des cofinancements plus élevés (entre 30% et 50%) pour que chaque euro riantécois investi en rapporte un deuxième venant de la région, de l’État ou même de l’Europe.
Pour conclure :
avec une capacité de désendettement de moins de 4 ans et une épargne qui est le double de celle de nos voisins, Riantec n’est pas une commune à bout de souffle. C’est une commune qui a les moyens de ses ambitions, pour peu qu’on sache piloter son budget avec rigueur et audace.
Notre engagement est clair :
- Maintenir cette rigueur de gestion qui est notre force.
- Passer à l’offensive pour diviser par deux le reste à charge de nos grands travaux en allant chercher chaque euro de subvention disponible.
- Et enfin, utiliser ces marges de manœuvre non pas pour accumuler de l’épargne, mais pour investir enfin dans ce qui fait battre le cœur de Riantec .
La santé financière n’est pas une fin en soi, c’est un outil. Un outil au service d’un projet.







